Du 11 au 12 décembre 2024, les agents de santé des districts sanitaires de Bouna, Doropo, Nassian, et Tehini se sont réunis à Bouna pour un atelier de renforcement des capacités en surveillance épidémiologique dans le Bounkani. Cet événement, organisé par la Direction régionale de la santé, de l’hygiène publique et de la couverture maladie universelle en collaboration avec le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR), s’est focalisé sur la lutte contre le Mpox, également connu sous le nom de variole de singe.
- Renforcement des capacités en surveillance épidémiologique dans le Bounkani : enjeux et actions
- État des lieux du Mpox dans le Bounkani
- Surveillance épidémiologique dans le Bounkani : un partenariat crucial pour la sécurité sanitaire
- Comment la surveillance épidémiologique dans le Bounkani contribue à la lutte contre le Mpox ?

Renforcement des capacités en surveillance épidémiologique dans le Bounkani : enjeux et actions
L’objectif principal de cette initiative était de renforcer les compétences des agents afin de détecter, prévenir, et riposter efficacement contre le Mpox et d’autres maladies. Selon Koffi Kouadio Mohamed, représentant le directeur régional, cet atelier vise à harmoniser les connaissances des agents locaux avec celles de leurs collègues au niveau national pour garantir une meilleure sécurité sanitaire.
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En préambule, l’atelier a revisité les principes du Système Intégré des Maladies et Riposte (SMER). Sangaré Seydou Ahmad, chargé de surveillance épidémiologique au district sanitaire de Bouna, a expliqué que cette révision était essentielle pour maîtriser les étapes de la détection, de la notification et de la riposte avant d’aborder des cas spécifiques comme le Mpox.
État des lieux du Mpox dans le Bounkani
Le consultant de l’OMS, Menan Germain, a présenté un rapport actualisé sur la situation épidémiologique. Au niveau national, 107 cas ont été recensés, dont un décès, tandis que dans la région du Bounkani, seuls deux cas confirmés ont été entièrement guéris, et six cas suspects n’ont montré aucun symptôme après observation. M. Germain a également détaillé les signes cliniques du Mpox : fièvre, douleurs musculaires, ganglions gonflés et éruptions cutanées, tout en rappelant les mesures préventives comme l’évitement des contacts physiques avec les personnes infectées et la manipulation d’animaux morts.
Surveillance épidémiologique dans le Bounkani : un partenariat crucial pour la sécurité sanitaire
Face à la pénurie d’agents dans certaines zones reculées, la collaboration avec les communautés locales devient cruciale. Les habitants sont encouragés à signaler tout cas suspect ou animal trouvé mort afin de faciliter l’identification et la notification. Cette approche participative est, selon Menan Germain, la clé pour maintenir la situation sous contrôle.
Le HCR, par la voix de son chef de bureau à Bouna, Évariste De La Goulé, a souligné son engagement à répondre aux défis sanitaires de la région, où vivent environ 35 000 demandeurs d’asile. En finançant l’atelier, le HCR contribue à prévenir une éventuelle surcharge des services de santé en cas d’épidémie. Par ailleurs, l’agence prévoit de fournir des matériels biomédicaux, adaptés aux besoins des districts, afin d’améliorer la mobilité et l’efficacité des agents.
Comment la surveillance épidémiologique dans le Bounkani contribue à la lutte contre le Mpox ?
En complément de la formation, des campagnes de sensibilisation sont menées dans les quatre districts sanitaires. Ces actions visent à éduquer les populations sur les pratiques de prévention et à les inciter à collaborer avec les autorités sanitaires. Pour Koffi Kouadio Mohamed, cette formation constitue un levier stratégique pour outiller les agents et garantir une riposte rapide et coordonnée face aux maladies émergentes.
Grâce à cet effort conjoint entre acteurs locaux et partenaires internationaux, la région du Bounkani renforce son système de surveillance épidémiologique, posant ainsi les bases d’une résilience sanitaire durable.
As-Sobour





