Face à son exclusion de la présidentielle ivoirienne, Tidjane Thiam adopte une posture de victime. Il dénonce un « acharnement » du pouvoir pour l’empêcher de concourir, invoquant une nationalité ivoirienne « injustement mise en sommeil ». Pourtant, son discours lors de l’interview d’Alain Foka (Afro Media) révèle un défaut de maîtrise de soi flagrant. Ses explications juridiques tournent à l’invective : il qualifie l’article 48 du code de la nationalité d’ »aberration » et méprise ses contradicteurs. Ce ton agressif, loin d’éclairer le débat, expose son incapacité à gérer la frustration : un défaut de maîtrise de soi incompatible avec les responsabilités présidentielles.
- Défaut de maîtrise de soi politique de Tidjane Thiam : l’arrogance comme langage politique
- Alliances toxiques : quand l’égo brise les fronts communs
- Victimisation et paranoïa : les dérives d’un égo blessé
- Contradictions nationales : l’incohérence en héritage
- Le défaut de maîtrise de soi, piège mortel pour l’opposition

Défaut de maîtrise de soi politique de Tidjane Thiam : l’arrogance comme langage politique
Le défaut de maîtrise de soi de Thiam culmine dans ses attaques contre Alassane Ouattara. Interrogé sur leurs parcours respectifs, il explose : « Arrêtez ! C’est un fonctionnaire international… Sur quelle planète vous vivez ? ». Il oppose avec dédain leurs rémunérations passées (10 millions de dollars/an contre 500 000 €/mois), réduisant l’expérience du président à une insignifiance. Surtout, ce mépris public envers le chef de l’État en exercice démontre un défaut de maîtrise de soi stratégiquement suicidaire. Une telle arrogance isole Thiam et discrédite ses prétentions à incarner l’unité nationale.
Alliances toxiques : quand l’égo brise les fronts communs
Thiam clame vouloir unir l’opposition (Gbagbo, Soro, Blé Goudé). Pourtant, son défaut de maîtrise de soi sape cette ambition. Il raconte ainsi une rencontre avec Ouattara en 2022 où ce dernier lui aurait promis de ne pas être candidat en 2025. Face au revirement présumé, Thiam réplique publiquement : « C’est pas moi le menteur ! », exigeant que le président « cesse de l’accuser ». Cette communication impulsive, sans canal diplomatique, envenime le climat politique et fragilise ses propres alliés. Un défaut de maîtrise de soi qui transforme les désaccords en guerres personnelles.
Victimisation et paranoïa : les dérives d’un égo blessé
Le récit de Thiam est tissé d’accusations dramatisées : congrès du PDCI empêché par « 39 cars de police », siège de parti occupé, collaborateur « kidnappé ». Si ces faits méritent enquête, son ton conspirationniste (« ils avaient commis l’erreur… », « le but était de créer la violence… ») et son absence de preuves tangibles révèlent un défaut de maîtrise de soi émotionnelle. Cette victimisation permanente, couplée à une méfiance exacerbée (il évoque « trop d’oreilles en Afrique »), alimente un récit paranoïaque qui dessert sa crédibilité.
Contradictions nationales : l’incohérence en héritage
Son défaut de maîtrise de soi se niche aussi dans ses contradictions. Il affirme n’avoir « jamais perdu » sa nationalité ivoirienne, mais reconnaît avoir vécu 20 ans avec un passeport français après un « renoncement » administratif en 2000.
Sa demande tardive d’un passeport ivoirien en 2022 (« Je ne voulais pas revenir avec un passeport français ») ne lève pas les ambiguïtés. Surtout, il rejette violemment l’étiquette de « candidat de Paris » (« Vous rigolez ? »), tout en donnant son interview depuis… la France. Ces incohérences, défendues avec agressivité, trahissent un défaut de maîtrise de soi face aux critiques légitimes.
Le défaut de maîtrise de soi, piège mortel pour l’opposition
Tidjane Thiam incarne une aspiration au changement. Ses parrainages obtenus et ses propositions économiques (soutien aux entreprises locales, dialogue national) trouvent un écho. Cependant, son défaut de maîtrise de soi est un poison politique. Ses injures, son mépris de classe, ses accusations non étayées et sa communication impulsive le disqualifient comme leader rassembleur.
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Ce défaut de maîtrise de soi ne ruine pas seulement ses chances : il fracture l’opposition, radicalise le débat et offre au pouvoir des arguments contre-productifs. La Côte d’Ivoire mérite une alternance crédible. Elle exige des leaders qui maîtrisent leurs mots avant de prétendre maîtriser le pays.
Alfred Zeus





