Le dimanche 9 mars 2025, un vent violent s’est abattu sur le village de Notadouo, à 15 km de Bouna, transformé en tornade destructrice. L’école primaire publique (EPP) Notadouo a subi de plein fouet les assauts des éléments : la toiture d’un de ses deux bâtiments, abritant les classes de CP1, CP2, CE1 et CE2, a été entièrement emportée. Heureusement, l’absence d’élèves et d’enseignants ce jour-là a évité un drame humain.

Les conséquences de la tornade à Bouna sur l’école EPP Notadouo ?
Interrogé sur place, M. Coulibaly Jérôme, directeur de l’établissement, décrit des dégâts « localisés mais critiques » : « Les documents pédagogiques sont intacts, mais sans toit, ces salles sont inutilisables. » Face à l’urgence, une solution temporaire a été trouvée : les 150 élèves concernés ont été répartis dans le second bâtiment, où deux salles étaient libres. Un casse-tête organisationnel, selon une enseignante anonyme : « Les classes jumelées (CE1-CE2 et CM1-CM2) compliquent déjà nos journées. Ajouter d’autres élèves demande une adaptation constante. »
Alerté par le directeur, le sous-préfet de Bouna s’est rendu sur les lieux dès le lendemain. Lors d’une déclaration aux médias, il a salué la « résilience exemplaire » des enseignants et promis un « examen rapide » du dossier par les services de l’État. Cependant, les habitants restent sceptiques. « Chaque année, des vents violents endommagent nos écoles. On nous promet des réparations, mais rien ne change », déplore un parent d’élève.
Quels risques climatiques menacent les écoles de Bouna ?
La région de Bouna est régulièrement frappée par des intempéries saisonnières, souvent précédées ou suivies de vents destructeurs. En 2025, la saison des pluies à peine entamée, deux établissements scolaires ont déjà perdu leur toiture.
ces phénomènes extrêmes risquent de s’amplifier avec le dérèglement climatique. Les infrastructures doivent être repensées en conséquence.
Dr. Aminata Koné, climatologue
Si la tornade à Bouna a révélé des failles, elle a aussi suscité un élan de solidarité. Des associations locales organisent des collectes pour financer des bâches de protection. Mais pour les acteurs sur le terrain, comme M. Coulibaly, seule une action gouvernementale structurée apportera une solution : « Nous avons besoin de bâtiments aux normes, pas de rustines. »
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