La nouvelle du général russe tué à Moscou a provoqué une onde de choc au sein de l’appareil militaire et politique russe. Lundi matin, une explosion déclenchée par un engin explosif dissimulé sous le châssis d’un véhicule a coûté la vie au général Fanil Sarvarov, haut responsable des forces armées russes. L’attaque s’est produite dans un quartier résidentiel de la classe moyenne de Moscou, selon les autorités.
Selon un communiqué officiel du comité d’enquête russe, Fanil Sarvarov dirigeait depuis neuf ans le département de l’entraînement opérationnel des forces armées. Les enquêteurs ont indiqué que plusieurs pistes étaient à l’étude. Toutefois, l’une des hypothèses privilégiées évoque une opération organisée par les services spéciaux ukrainiens. Cette déclaration renforce la gravité politique et stratégique de ce général russe tué à Moscou.
Par ailleurs, le Kremlin a confirmé que le président Vladimir Poutine a été immédiatement informé de l’assassinat par les canaux des services de sécurité. Cette réactivité illustre l’importance du rôle occupé par Sarvarov au sein de la hiérarchie militaire russe. Âgé de 56 ans, il avait également été impliqué dans l’organisation et la conduite d’opérations militaires en Syrie, lorsque la Russie soutenait activement le régime de Bachar al-Assad, selon l’agence de presse d’État TASS.
Depuis l’invasion russe de l’Ukraine en 2022, plusieurs figures de premier plan ont été la cible d’attaques similaires. Le cas du général russe tué à Moscou s’inscrit ainsi dans une série d’assassinats attribués aux services de sécurité ukrainiens par les autorités russes. En avril dernier, le lieutenant-général Yaroslav Moskalik, chef adjoint du principal département opérationnel de l’état-major général, a péri dans un attentat à la voiture piégée près de Moscou.
Un an plus tôt, Igor Kirillov, général chargé des forces de protection contre les armes nucléaires et chimiques, a trouvé la mort après l’explosion d’un engin fixé sur un scooter à proximité de son immeuble. Dans ce cas précis, l’Ukraine avait rapidement revendiqué la responsabilité de l’attaque.
D’autres personnalités ont également été visées ces dernières années. Armen Sarkisyan, fondateur d’un groupe de milice pro-russe qualifié de « cerveau criminel » par Kiev, est décédé à la suite d’un attentat à la bombe dans le centre de Moscou en février. De plus, des figures médiatiques et politiques ont été frappées, notamment Darya Dugina en 2022, ainsi que le blogueur pro-guerre Vladlen Tatarsky, tué lors d’une explosion dans un café de Saint-Pétersbourg en avril 2023.
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Chaque général russe tué à Moscou renforce le sentiment d’insécurité au sommet de l’État russe et témoigne de l’extension du conflit au-delà du champ de bataille ukrainien, jusque dans les centres névralgiques du pouvoir russe.
Jean Michel





